{"id":651,"date":"2024-03-12T08:26:36","date_gmt":"2024-03-12T08:26:36","guid":{"rendered":"https:\/\/staging.feministnow.org\/?p=651"},"modified":"2024-07-05T06:20:06","modified_gmt":"2024-07-05T06:20:06","slug":"in-ethiopia-die-or-be-raped-the-only-choice-for-thousands-of-women-during-the-occupation-of-the-rebel-province-of-tigray","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/feministnow.org\/fr\/in-ethiopia-die-or-be-raped-the-only-choice-for-thousands-of-women-during-the-occupation-of-the-rebel-province-of-tigray\/","title":{"rendered":"En \u00c9thiopie, \u00ab\u00a0Mourir ou \u00eatre viol\u00e9e\u00a0\u00bb, le seul choix pour des milliers de femmes pendant l&#8217;occupation de la province rebelle du Tigr\u00e9"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_652\" aria-describedby=\"caption-attachment-652\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-652\" src=\"https:\/\/staging.feministnow.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-1.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"468\" srcset=\"https:\/\/feministnow.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-1.png 952w, https:\/\/feministnow.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-1-300x201.png 300w, https:\/\/feministnow.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-1-768x514.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-652\" class=\"wp-caption-text\">Des femmes d\u00e9plac\u00e9es en 2022 dans le village de Silse, \u00e0 une centaine de kilom\u00e8tres de Semera, dans la r\u00e9gion de l&#8217;Afar, o\u00f9 s&#8217;est \u00e9tendue la guerre entre le pouvoir central et la province rebelle du Tigr\u00e9. EDUARDO SOTERAS \/ AFP<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De peur que leurs histoires ne disparaissent, Meseret Hadush r\u00e9pertorie les noms de milliers de femmes tigr\u00e9ennes qui ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es pendant la guerre dans la r\u00e9gion du Tigr\u00e9 (2020-2022), au nord de l&#8217;\u00c9thiopie. Son travail de m\u00e9moire se poursuit plus d&#8217;un an apr\u00e8s l&#8217;accord de paix, sign\u00e9 en novembre 2022, entre le gouvernement \u00e9thiopien et les insurg\u00e9s tigr\u00e9ens du Front populaire de lib\u00e9ration du Tigr\u00e9 (FLPT).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir recueilli pr\u00e8s de 5 000 t\u00e9moignages avec son organisation Hiwyet (\u00ab gu\u00e9rison \u00bb en langue tigrinya), elle craint d\u00e9sormais une \u00ab \u00e9pid\u00e9mie \u00bb de sida parmi ces femmes viol\u00e9es par les troupes de la r\u00e9gion voisine d&#8217;Amhara et d&#8217;\u00c9rythr\u00e9e. Environ 15 % d&#8217;entre eux ont contract\u00e9 le VIH, selon le registre de l&#8217;association o\u00f9 sont consign\u00e9es leurs histoires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avant le conflit, le Tigr\u00e9 et ses 6 millions d&#8217;habitants \u00e9taient un mod\u00e8le dans la lutte contre le sida en Ethiopie. Le taux de pr\u00e9valence (le nombre de personnes infect\u00e9es) est tomb\u00e9 \u00e0 1,43 %. Puis, \u00e0 partir de novembre 2020, la guerre frappe cette province montagneuse et aride, berceau de la civilisation \u00e9thiopienne. D&#8217;une violence incroyable, les affrontements qui ont pris une forte dimension ethnique auraient fait jusqu&#8217;\u00e0 600 000 morts selon le bilan \u00e9tabli par l&#8217;Union africaine. Ils se sont \u00e9galement accompagn\u00e9s de nombreux viols. Les autorit\u00e9s r\u00e9gionales du Tigr\u00e9 estiment le nombre de victimes d&#8217;abus sexuels \u00e0 120 000.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>&#8221; <span style=\"color: #800080;\">Bombe \u00e0 retardement<\/span> &#8220;<\/strong><\/p>\n<blockquote><p>\u201cUne grand-m\u00e8re, sa fille et sa petite-fille ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es par les m\u00eames soldats \u00e9rythr\u00e9ens dans la banlieue de Shire, au centre du Tigr\u00e9, en d\u00e9cembre 2020.,\u201d<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00bb dit Meseret Hadush, le regard embu\u00e9, depuis son bureau de Makal\u00e9, la capitale r\u00e9gionale. &#8220;<em>Ces femmes de trois g\u00e9n\u00e9rations sont d\u00e9sormais s\u00e9ropositives. C&#8217;est une trag\u00e9die pour l&#8217;avenir du Tigr\u00e9<\/em>.&#8221; La r\u00e9gion peine encore \u00e0 se remettre de la guerre civile. Les estropi\u00e9s et les visages bris\u00e9s sont partout en ville. A Makal\u00e9, o\u00f9 les camps de r\u00e9fugi\u00e9s se comptent encore par dizaines, la mendicit\u00e9 est devenue le seul moyen de subsistance pour tous ces d\u00e9plac\u00e9s dans leur propre pays. L\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique est quasiment au point mort et la s\u00e9cheresse a amen\u00e9 des centaines de milliers de Tigr\u00e9ens au bord de la famine. Les h\u00f4pitaux peinent \u00e0 retrouver leur capacit\u00e9 d\u2019avant-guerre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8220;<em>Au moins, nous avons des antir\u00e9troviraux<\/em>&#8220;, tente de se montrer positif Fisseha Berhane, responsable de la lutte contre le sida \u00e0 l&#8217;Office r\u00e9gional de la sant\u00e9. Car le Tigr\u00e9 a cruellement manqu\u00e9 pendant les deux ann\u00e9es du conflit. &#8220;<em>En raison du blocus, les personnes s\u00e9ropositives prenaient, au mieux, des m\u00e9dicaments antir\u00e9troviraux p\u00e9rim\u00e9s<\/em>&#8220;, dit-il. Les affrontements ont endommag\u00e9 ou d\u00e9truit 70 % des h\u00f4pitaux, selon l&#8217;organisation M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res (MSF). &#8220;<em>Nous avons perdu la trace de 9 000 des 46 000 patients recens\u00e9s avant la guerre<\/em>&#8220;, constate Fisseha Berhane, pr\u00e9f\u00e9rant utiliser le terme &#8220;disparu&#8221; plut\u00f4t que &#8220;mort&#8221;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_653\" aria-describedby=\"caption-attachment-653\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-653\" src=\"https:\/\/staging.feministnow.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-2-300x224.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"524\" srcset=\"https:\/\/feministnow.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-2-300x224.png 300w, https:\/\/feministnow.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-2-768x574.png 768w, https:\/\/feministnow.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Le-Monde-Image-2.png 952w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-653\" class=\"wp-caption-text\">A Makal\u00e9, le 22 f\u00e9vrier 2024, Meseret Hadush, fondatrice de l&#8217;association Hiwyet, consulte un registre o\u00f9 sont compil\u00e9s les r\u00e9cits de victimes de viols lors de la guerre du Tigr\u00e9 en \u00c9thiopie. NO\u00c9 HOCHET-BODIN POUR \u00ab LE MONDE \u00bb<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il pr\u00e9vient que la r\u00e9gion est confront\u00e9e \u00e0 une \u00ab bombe \u00e0 retardement \u00bb\u00a0avec des risques de transmission \u00e0 grande \u00e9chelle du VIH. Si les autorit\u00e9s estiment que 5 % des femmes viol\u00e9es sont s\u00e9ropositives, le flou demeure.<\/p>\n<blockquote><p>\u201cIl n&#8217;y a pas assez de tests disponibles pour mener une \u00e9tude approfondie dans la r\u00e9gion, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral ne nous donne pas de budget pour cela, mais il y a urgence,\u201d <span style=\"background-color: var(--global--color-background); color: var(--global--color-primary); font-family: var(--global--font-secondary); font-size: var(--global--font-size-base); font-weight: normal;\">il proteste<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>\u201c<span style=\"color: #800080;\">Pas un seul pr\u00e9servatif en ville<\/span>\u201d<\/strong><\/p>\n<p>Les m\u00e9decins du Tigr\u00e9 craignent une explosion des cas en raison des agressions sexuelles, mais aussi du manque de moyens de protection sexuelle pendant la guerre. &#8220;<em>Pendant deux ans, on ne trouvait pas un seul pr\u00e9servatif en ville<\/em>&#8220;,\u00a0en raison du blocus impos\u00e9 par les forces f\u00e9d\u00e9rales au Tigr\u00e9, explique le docteur Fasika Amdeslasie, chirurgienne \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Ayder de Makal\u00e9. &#8220;<em>Les militaires se livraient \u00e0 des pratiques \u00e0 risques, c&#8217;\u00e9tait une \u00e9poque o\u00f9 ils ne pensaient pas au lendemain<\/em>&#8220;, reconna\u00eet-il. Lors du pr\u00e9c\u00e9dent conflit dans la r\u00e9gion, la guerre \u00e9thio-\u00e9rythr\u00e9enne (1998-2000), le taux de pr\u00e9valence dans les rangs de l&#8217;arm\u00e9e a augment\u00e9 de 76 %.<\/p>\n<blockquote><p><span style=\"background-color: var(--global--color-background); color: var(--global--color-primary); font-family: var(--global--font-secondary); font-size: var(--global--font-size-base);\">Le risque de propagation est multiple, il vient du fait qu&#8217;un million de pauvres se trouvent encore dans des camps de d\u00e9plac\u00e9s, en raison de l&#8217;urbanisation rapide et de la pauvret\u00e9, qui pousse de nombreuses m\u00e8res \u00e0 la prostitution au Tigr\u00e9.&#8221;, <\/span><span style=\"background-color: var(--global--color-background); color: var(--global--color-primary); font-family: var(--global--font-secondary); font-size: var(--global--font-size-base); font-weight: normal;\">analyse plus approfondie de Fisseha Berhane.<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Conna\u00eetre le taux de pr\u00e9valence parmi les femmes viol\u00e9es est d\u2019autant plus difficile que nombre d\u2019entre elles ne signalent pas leur agression. &#8220;<em>Ils ont peur de la discrimination<\/em>&#8220;, explique Gedey Gebremichael, Tigr\u00e9en s\u00e9ropositif de 48 ans et membre de l&#8217;association Tesfa Hiwot (&#8220;l&#8217;espoir de vivre&#8221; en langue tigrinya), qui aide 1 450 femmes infect\u00e9es dans cette communaut\u00e9 religieuse. et province conservatrice. &#8220;<em>Ils craignent qu&#8217;il n&#8217;y ait ni justice, ni r\u00e9paration, seulement de la stigmatisation<\/em>.&#8221;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mme Gebremichael en a fait l\u2019am\u00e8re exp\u00e9rience. Lorsqu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e positive au VIH en 2005, son mari a imm\u00e9diatement abandonn\u00e9 la maison familiale, ses voisins l&#8217;ont accus\u00e9e de sorcellerie et les l\u00e9gumes qu&#8217;elle vendait au march\u00e9 de Makal\u00e9 ne trouvaient plus acheteur par crainte de transmission du VIH. virus.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>&#8220;<span style=\"color: #800080;\">Nous n&#8217;avons pas les armes pour combattre<\/span>&#8220;<\/strong><\/p>\n<blockquote><p><span style=\"background-color: var(--global--color-background); color: var(--global--color-primary); font-family: var(--global--font-secondary); font-size: var(--global--font-size-base);\">&#8220;Durant l&#8217;occupation, aux mains des soldats \u00e9thiopiens ou \u00e9rythr\u00e9ens, le choix de certaines femmes \u00e9tait soit de mourir, soit d&#8217;\u00eatre viol\u00e9es.,&#8221;<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p>r\u00e9sume Melka Asgedom. &#8220;<em>Chaque jour, nous avons deux ou trois femmes contamin\u00e9es pendant la guerre qui viennent nous trouver<\/em>&#8220;, indique le directeur de Tesfa Hiwot, qui craint \u00e9galement qu&#8217;on d\u00e9couvre &#8220;<em>une explosion de cas<\/em>&#8221; si la province parvenait \u00e0 organiser une vaste campagne de d\u00e9pistage.<\/p>\n<p>Faute de moyens, son association est pleinement soutenue par l&#8217;USAID, l&#8217;agence de coop\u00e9ration am\u00e9ricaine, et par la diplomatie fran\u00e7aise, qui a lanc\u00e9 l&#8217;initiative Feminist Opportunities Now (FON).<\/p>\n<blockquote><p>&#8220;Les derni\u00e8res donn\u00e9es sur le VIH en Ethiopie datent de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente et ne prennent pas en compte les cons\u00e9quences de la guerre du Tigr\u00e9. ,&#8221; <span style=\"background-color: var(--global--color-background); color: var(--global--color-primary); font-family: var(--global--font-secondary); font-size: var(--global--font-size-base); font-weight: normal;\">d\u00e9clare Wanjiru Wairimu, responsable de programme chez FON. C&#8217;est lorsque ces femmes tombent gravement malades qu&#8217;elles d\u00e9couvrent leur s\u00e9ropositivit\u00e9, et elles ne b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;aucune assistance.\u00a0<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;association Tesfa Hiwot leur permet de s&#8217;inscrire, de b\u00e9n\u00e9ficier de formations, d&#8217;un soutien psychologique et de fonds pour cr\u00e9er une entreprise.<\/p>\n<blockquote><p>&#8220;Si seulement les infrastructures \u00e9taient reconstruites et les budgets fournis par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, nous pourrions lutter efficacement contre le sida, mais nous n&#8217;avons pas aujourd&#8217;hui les armes pour lutter contre le sida. ,&#8221; <span style=\"background-color: var(--global--color-background); color: var(--global--color-primary); font-family: var(--global--font-secondary); font-size: var(--global--font-size-base); font-weight: normal;\">\u00bb d\u00e9plore Melka Asgedom.<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><span style=\"color: #00ffff;\">No\u00e9 Hochet-Bodin (Makal\u00e9, Ethiopia, special Le Monde correspondent)<\/span><\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; De peur que leurs histoires ne disparaissent, Meseret Hadush r\u00e9pertorie les noms de milliers de femmes tigr\u00e9ennes qui ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es pendant la guerre dans la r\u00e9gion du Tigr\u00e9 (2020-2022), au nord de l&#8217;\u00c9thiopie. 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